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TennisMagazine

Le Coq Sportif

 Roland Garros 2013 : Fin de parcours sous les honneurs

Roland Garros (Francais)Au terme de la plus belle rencontre de ces Internationaux de France 2013, Richard Gasquet s’est incliné face au Suisse Stanislas Wawrinka en cinq manches et 4h16.
Score final : 6/7 4/6 6/4 7/5 8/6
Le prochain rendez-vous important sera Wimbledon…



Foule des grands jours sur le "Lenglen"

Ambiance des grands jours cet après-midi sur court Suzanne Lenglen de Roland Garros.
Les deux joueurs se sont croisés tout d’abord à l’heure du déjeuner lors du traditionnel échauffement d’avant-match sur le court n°12.
Mais rien ne laissait alors présager d’une telle rencontre.
La tribune des joueurs, notamment était pleine à craquer.
Joueurs comme Julien Benetteau, capitaine et entraineur de Coupe Davis, anciens joueurs comme Cédric Pioline et le traditionnel staff de Gasquet enrichi d’Eric Deblicker et amis d’enfance du Sud natal, tous s’étaient donné rendez-vous pour ce qui allait devenir LE match du tournoi. Malheureusement, malgré deux sets d’avance, le tricolore a vu son adversaire revenir avant de triompher après plus de quatre heures de rencontre.
Le Suisse, tête de série n°9, qui dispute ses neuvièmes Internationaux de France s’offre donc son tout premier quart de finale à la Porte d’Auteuil.
Il avait jusque-là atteint les huitièmes de finale lors de ses trois derniers tournois de Roland-Garros, sans jamais réussir à dépasser ce cap. L’an passé, il s’était incliné face à Jo-Wilfried Tsonga, tandis que les deux années précédentes (2010 et 2011), il avait chuté face à un certain Roger Federer.

Quant à Richard Gasquet, il a confié ses impressions peu après la rencontre, à 20h10.

Qu'est-ce qu'il y a de pire maintenant ? C’est ce qu’il y a dans votre esprit ou ce qu'il y a dans votre corps ?

C’est cette défaite en moi qui fait le plus mal, et cela fait mal dans les jambes aussi. C'est plus dans mon âme que j'ai mal.

Il paraît que l'on vous a demandé de jouer sur un autre court, vous pouvez en parler ?

C'est faux, j'étais prêt à jouer sur le Central, arrêtez avec tout cela ! J'étais prêt pour le Central. Après, on m'a dit que Djokovic et Nadal y étaient, aucun problème. Si c'était sur le Central, je serais allé sur le Central. C'est fini avec tout ça ! Merci.

Peux-tu nous dire ce que tu as ressenti à la fin du match, après avoir tout donné ?

C'est difficile parce que tu perds. J'ai pris 4 h 15 de jeu, j'ai eu maintes occasions. Cela n'a pas souri à chaque fois. Il a fait des coups incroyables. A 5 partout au cinquième, je revois ce passing-shot que je fais croisé, que je mets normalement 9 fois sur 10 le long de ligne. Cela n'a pas souri, il n'y a rien d'autre à dire. J’ai fait ce que j'ai pu, je ne peux pas faire plus. Ce n'était pas pour moi.

Tu as l'impression d'être maudit ?

Ma foi, il y a des mecs plus maudits que moi quand même ! J'aurais préféré gagner ce soir que de me retrouver là avec une défaite. C'était un match énorme quand même. Je suis sorti sous les honneurs sur beaucoup de Grands Chelems, que ce soit à l'US Open, l’Open d'Australie. C’est difficile de se retrouver à Roland Garros avec tout le public et de perdre 8-6 au cinquième. C'est difficile. Je ne peux pas faire plus, c’est clair.

Quel a été ta gêne physique au cinquième set ?

La fatigue, tout simplement.

Tu as eu du mal à te déplacer ?

Oui. 3 h 30 de jeu, il était beaucoup plus frais que moi. Malgré ça, il y a le public. J’étais très proche de le breaker. Ça ne s’est joué à rien du tout. Ce passing-shot, c'est un mes meilleurs coups. Cela s’est joué à un détail.

Il s'est plaint plusieurs fois qu'il fallait changer le juge de ligne, tu ne trouves pas qu'il est allé un peu loin, qu'il arrête un peu ?

Qui ?

Wawrinka qui s’est plaint dans le troisième set trois fois d’affilée.

Je n'en sais rien. C’est vrai que c'était difficile pour lui d'avoir à jouer un point. Je peux le comprendre. Avant, je suis à 0-30, j’ai la balle et l'arbitre ne fait pas rejouer le point. C'était un partout, il n'y avait donc pas de quoi crier au scandale non plus. Je peux le comprendre quand même. Ce n'est pas ça qui m'a fait perdre le match.

C'est un match qui va te faire grandir parce qu’il y avait une fusion, une communion. Tu as vraiment appelé à jouer avec le public, à réclamer le soutien, c'est une vraie tristesse ?

C’est une énorme tristesse mais c'est le tennis, il faut rebondir. Malgré cela, j'étais très fatigué au cinquième, je n'avais pas le choix. Le public a joué son rôle, c'était fabuleux, c’était un match incroyable. Il y a toujours la déception de perdre mais je ne peux pas plus donner que ce que j'ai donné aujourd'hui. Il y a eu quelques balles de break. Il faut toujours trouver le dosage entre attaquer et reculer. Il a quand même fait des coups fabuleux. Je me remémore ce passing à 15-40 à 5/5 qui fait mal quand même. C'était un match assez incroyable.

La fatigue, cela t'interpelle ? Tu étais arrivé vachement frais.

Je sais qu’au bout de 3 heures et demie de jeu, je commence à fatiguer. Lui a un des meilleurs physiques du circuit. J'ai fait tout ce que j'ai pu. Je fais le maximum de ce que je peux physiquement pour m'entraîner. Je suis à mon maximum d'entraînement. Je fais tout ce que je peux. J'aurais préféré tenir. Il était plus frais que moi, c’est évident. Il sort des premières à plus de 215 après 4 heures de jeu, c’est énorme, il faut le dire. Il a pris sa chance. C'est vraiment un très grand joueur. C'est un des meilleurs que j'ai joué, on était très proche. Je suis allé au bout de moi-même. C'est dur de perdre, c’est clair.

Ricardo disait qu'il faudrait que tu y ailles sur ce match, que tu joues les points importants, que tu t'engages. C’est ce que tu as fait. Tu l'as fait plus que d'habitude peut-être encore aujourd’hui.

Les mecs jouent bien. J'ai haussé mon niveau de jeu. J'ai joué deux supers premiers sets.

Même après, ce jeu qui dure 15 minutes et tu sauves six balles de break.

Oui, j'ai bien joué. J'ai tout donné, je ne peux pas non plus me flageller plus que ça. J'ai tout donné sur ce match. Cela ne se joue à rien, cela aurait pu tourner de mon côté. Il y a des raisons qui font qu'il était plus frais que moi. Les balles de break, j’étais proche. Ce match, ce n'était simplement pas pour moi.

C’est d'autant plus dur que c'était un match extraordinaire. Tout le monde est d'accord pour dire cela. Tu ne redoutes pas qu’il laisse des traces finalement ?

Franchement, j'ai eu des traces plus dures, sincèrement je ne vais pas faire pleurer, ce n'est pas mon souci, j'ai eu des traces beaucoup plus dures que perdre le match 8-6 au cinquième à Roland Garros. Le public était fabuleux, j'ai eu des sensations énormes… je suis immensément déçu, mais j'ai eu des blessures plus dures et des trucs plus durs à vivre, je ne vais pas faire pleurer dans les chaumières, mais je suis quand même très déçu d'avoir perdu. Mais qu'est-ce que je peux faire de plus ? C'est difficile. C'est sûr qu'on peut être un peu plus fort physiquement, au cinquième je commence à fatiguer, c'est un joueur qui a un gros physique, il a très bien tenu, il sert des plombs au cinquième, il a quand même très bien tenu, il a fait très peu d'erreurs, chaque fois qu'il s'engageait, ça rentrait. C'est vraiment un très, très bon joueur, il joue très bien.

Cela a été une extraordinaire bataille de revers à une main, c'est plutôt rare à ce niveau en huitièmes de finale. Il y a beaucoup de joueurs sur ce Garros qui ont des revers à une main. Comment expliquez-vous que vous êtes beaucoup de revers à une main à arriver à ce niveau sur ce Roland Garros ?

C'est dur à dire. Il y a beaucoup de joueurs de terre battue, Federer, Almagro, Wawrinka, très bons revers une main, ce sont les meilleurs joueurs du monde sur terre battue. C'était une belle bataille de revers aujourd'hui. On a beaucoup couru, franchement il n'y a pas eu trop de temps morts, c'était quand même un très gros match. Malgré cela, je suis déçu, c'est dur, j'aurais pu aller en quarts de finale, c’était quand même très proche. Mais bon, après tout, c'est le sport, j'ai quand même tout donné. Le public, c'était fabuleux, je le remercie beaucoup, ils m'ont beaucoup aidé, mais j'aurais quand même aimé gagner. C'est sûr que ça laisse des traces, c'est clair, mais moins que prendre 3 petits sets.

Ça se joue à rien du tout, effectivement, mais à chaud, comme cela, à ton avis pourquoi cela tourne du mauvais côté ?

C'est compliqué, je suis à chaud, c'est clair, déjà ce sont des matches en 3 sets gagnants sur terre battue, c'est dur, c’est très difficile physiquement. Je suis le premier à reconnaître quand je fais des erreurs, que je joue court. Là, j’ai fait mon match, ça aurait pu tourner de mon côté, c'était très proche. Franchement je n'ai pas eu de réussite. A 5 partout au quatrième, un gros service, un grand coup droit, pareil à 5 partout au cinquième, je n'ai pas eu de réussite. Après on peut toujours trouver des raisons, mais là je suis quand même, comme tu dis, à chaud.

Tout à l'heure tu as dit "je savais très bien qu'à partir de 3 heures et demie, 4 heures j'allais être crevé", cela veut dire que tu considères que c'est ton niveau d'autonomie ?

C’était un très grand match, il y a des fois où je suis bien au bout de 3 heures et demie, 4 heures, là j'ai tout donné du début à la fin. C'est sur terre battue, il a un gros physique, c'est difficile, il joue très bien. Malgré cela, il est puissant, il est costaud, j'ai fait tout ce que j'ai pu en tout cas.

Est-ce qu'après un tel match, tu te dis que tu es en train de découvrir quelque chose, même à 27 ans ? Avec le public c'est un peu différent, même si on a vu beaucoup de matches, celui-là était différent ?

À Roland Garros ? Oui, ce n’est pas impossible.

Même dans ta carrière tout simplement.

Non, j’en ai fait, en Coupe Davis, beaucoup à l'US Open sur Hewitt, Gonzales, à l’Open d'Australie. J’en ai fait, franchement, je ne veux pas rentrer là-dedans. Effectivement, Roland Garros c'est certainement le plus dramatique, ça c'est sûr.

On va reprendre l'analyse de ton père qui regrette beaucoup que tu n'aies pas conclu le match au troisième set, il pense que c'est là que tu as un peu faibli. Tu es d'accord avec cette analyse ?

Je ne me souviens plus trop, ça fait quelques heures qu'il y a eu ce troisième set. Mais oui, ce n’est pas impossible ; le match avance, ça devient dur, sur Jo il y a 2 ans il avait déjà 2 sets à zéro, Jo avait perdu derrière. Il est dur. Ça se joue aussi au quatrième, au cinquième, ce n'est pas comme si j’avais pris des branlées, au quatrième et au cinquième, il y a 7/5 et 8/6. Donc je ne suis pas trop d'accord. Mais ce n'est pas la première fois que je ne se puis suis pas d'accord avec mon père, ça arrive très souvent (rires).

Ça va être chaud ce soir en famille ?

Non, pas du tout. De moins en moins chaud, franchement. Quand j'étais jeune c'était un peu chaud, mais là, plus du tout. Il est calme maintenant, ça va, il n'y a pas de problème. C'est dur quand même de perdre au cinquième. C'est comme ça.

Je crois que tu en as perdu 4 après avoir mené 2 sets à rien, si je ne me trompe pas. C'est celui qui fait le plus mal ?

Je me souviens de Murray…

Sur ce même court.

… qui avait été dur à vivre. Le quatrième je ne le vois pas... c'était Gonzalez. Chaque fois ce sont des matches incroyables qui se finissent dans le dramatique. Il faut un perdant, ce soir c'était moi. Sincèrement, je me suis vu en gagnant maintes fois, mais ça n'a pas souri. Je ne peux pas donner plus que ce que j'ai donné aujourd'hui. Il y avait le public, j'ai tout essayé. Il faut aussi reconnaître que les adversaires sont coriaces et lui, il l'est.

L'autre jour, Stan disait que tu avais du mal à te servir du public. Tu as administré la démonstration contraire aujourd'hui, tu t’es parfaitement servi du public ?

Oui, je n'ai pas trop lu... Si, je lis tout ! (rires). Le moindre con, je le lis, et tu peux me croire que des cons, il y en a beaucoup, et qui en disent des conneries, il y en a un paquet ! (rires)

Des noms !

Non, ils ne méritent même ! Je t’ai même écouté ce matin, tu n’étais pas mal pour une fois, tu progresses. Pourtant, c’est M. Ramella (un journaliste de l'Equipe) quand même. Il m’en a mis quelques-unes, mais chacun progresse. Mais avec le public...

Sur cette capacité à jouer avec le public, quelquefois on te trouve un peu en dehors.

Oui, c'est sûr, ce n'est pas impossible. Je l’ai déjà fait, mais disons qu'à Roland Garros, il manque des gros matchs. Celui-là, c’en était un gros, j'ai joué avec le public, j’en sentais le besoin. J'étais fatigué, j'en avais besoin, j'avais besoin que le public soit derrière, qu'il lui mette la pression. Il n'a pas trop faibli. Ça s’est joué à des petits coups à chaque fois.

A Roland Garros pour RG.Net
Pierre PEDRERO



 

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